Interview de M. Abdelmalek Sellal Version imprimable Suggérer par mail
 Image"Notre candidat a un bilan éloquent qui plaide pour lui"

Dans cet entretien qu’il nous a accordé, M. Abdelmalek Sellal, directeur de campagne du candidat Abdelaziz Bouteflika fait un tour d’horizon sur les préparatifs de la campagne électorale et explique l’enjeu de l’élection présidentielle du 9 avril 2009.

Quel est le rôle d’un directeur de campagne, s’agit-il d’un rôle politique ou celui de metteur en scène d’un scénario écrit par le candidat ?
 
Les deux aspects sont indissociables. A ce niveau, on ne peut pas séparer l’aspect politique et celui de l’organisation pratique de la campagne électorale. Avec le staff, nous nous occupons de gérer tout le déroulement de la campagne électorale à l’échelle nationale avec une coordination quotidienne avec nos 48 directions de campagne. Sur le plan politique, nous veillons au respect du programme du président par tous les intervenants qui soutiennent notre candidat qui se présente, comme il l’a affirmé lui-même, comme candidat libre et indépendant. Donc, il est le seul maître de ses décisions.

M. Abdelaziz Bouteflika est soutenu par les trois parties politiques de l’Alliance présidentielle et une grande majorité d’associations et d’organisations nationales. C’est une chance pour nous et en même temps, un défi sur le plan de l’organisation générale et de l’efficacité de cette campagne élecvtorale en matière de meetings et de déplacements du candidat, ainsi que de la médiatisation de tous ces évènements.

Certains médias et personnalités n’hésitent pas à qualifier ce scrutin d’élection jouée d’avance. Que leur répondez-vous ?

Dans chaque élection, il y a un candidat favori, il est naturel qu’il soit le plus ciblé. Mais à part une petite minorité, tout le monde sait que ces élections seront libres et transparentes avec une surveillance nationale et internationale. 
Toutes les lois de la République seront respectées, tous les candidats auront les mêmes droits et devoirs et la décision finale reviendra au peuple algérien qui est le seul souverain. Sa volonté sera respectée par notre candidat quel que soit son choix.
Durant la campagne électorale, nous nous engagerons à respecter l’ensemble des candidats. Il y aura un seul vainqueur, c’est le peuple algérien qui le décidera.   
Maintenant, si certaines critiques visent les soutiens qui lui ont été apportés de manière spontanée, je trouve cela injuste et infondé, car les personnalités et les citoyens ont fait librement ce choix de soutenir le candidat de la stabilité, de la paix et le promoteur du développement socio-économique de l’Algérie. Il l’a déjà d’ailleurs largement prouvé durant la décennie écoulée.

 Pouvez-vous être plus explicite ?

Notre candidat a un bilan éloquent que les Algériens connaissent mieux que quiconque parce qu’il concerne leur vie directement. On a rarement vu des transformations à si grande échelle en un laps de temps très court et orientées prioritairement vers la satisfaction des besoins socio-économiques des citoyens, vers la restauration de la confiance entre le peuple et ses dirigeants, ainsi que vers la promotion de la concorde nationale.
Il y a également toutes ces grandes réalisations en matière d’infrastructures de base,  lesquelles préparent le pays à être un leader continental.
Nous allons décliner tout au long de cette campagne les réalisations de notre candidat et tout le monde verra que ce qui a été réalisé ces dernières années dépasse largement ce qui a été fait depuis l’indépendance.
En effet, nous n’avons jamais construit autant de logements, d’écoles, d’universités, de barrages, d’hôpitaux, etc, en un temps aussi bref.
L’engouement populaire suscité par la collecte de signatures qui, au passage, a atteint plus de 4 millions, multipliant ainsi par trois le nombre de 2004, prouve qu’il y a une majorité d’Algériens qui veut reconduire l’actuel président affin qu’il poursuive la politique qu’il a entamé avec succès lors des deux derniers mandats.

Quel est alors le point commun à ces soutiens de différents bords ?
 
Le point commun à ces différents soutiens est la ferme conviction que seul le président actuel peut faire sortir l’Algérie, de manière certaine, de la grave crise qui a ensanglanté le pays pendant une décennie. Les soutiens de notre candidat pensent que beaucoup a été fait ces dix dernières années en matière notamment d’amélioration de la situation sécuritaire, du rétablissement de la place et du rôle de l’Algérie sur la scène internationale, ainsi qu’en matière de développement économique et social.
Afin de poursuivre et de consolider cette politique dans ses différents aspects, les soutiens souhaitent que notre candidat fasse un troisième mandat afin qu’il puisse concrétiser tous ses engagements. Notre candidat n’a pas manqué d’appeler à l’engagement de tous, pas pour soutenir sa personne, il respecte trop le libre arbitre de chacun –et il ne se prive pas de le rappeler à chacune de ses sorties- pour le faire, mais pour défendre ensemble l’essentiel : notre pays l’Algérie.  
Je vous renvoie à cet extrait de l’allocution de M. Bouteflika du 12 février 2009 quand il appelait ses concitoyens à prendre leur place dans le renouveau de l’Algérie.
Je vous invite à méditer ces deux passages de sa déclaration : «  La promotion et la défense de la démocratie sont l'affaire de tous les acteurs politiques. Ce sont aussi l'affaire de chaque citoyen et de chaque citoyenne décidés à défendre leurs droits et leurs libertés, cependant qu'il reviendra aux institutions d'assumer leur rôle d'arbitre dans l'application et le respect des lois du pays ».  « Chacun sait que l'avenir du pays ne saurait dépendre d'un seul homme ni des seules institutions de l'Etat, cet avenir doit être pris en charge par le peuple lui-même qui doit assurer l'ancrage du pays dans ses valeurs et dans ses choix fondamentaux, ainsi qu'une implication plus grande de la société dans la construction nationale, et faire prévaloir la volonté du peuple souverain dans la définition et dans la réalisation de notre avenir national ».
La situation n’est pas parfaite, notre candidat l’assume parfaitement lorsqu’il rappelle que le chemin qui reste à parcourir est encore long si nous voulons mettre définitivement le pays à l'abri des crises, et si nous voulons réellement garantir aux générations futures un développement et un bien-être à l'abri des événements.
On a tous de l’ambition pour notre pays, mais n’oubliez pas la décennie tragique, ne sous-estimez pas l’étendue des dégâts occasionnés par la tragédie nationale, l’ampleur et la complexité des défis qui restent à relever nous interpellent.
Convenons, tout de même, que l’Algérie se porte de mieux en mieux et l’espoir est permis. La nouvelle génération connaîtra, j’en suis sûr, un avenir plus serein dans une Algérie forte et prospère.