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Le programme du Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a été traduit en plan d’action par le gouvernement et adopté, en décembre 2008, par les deux Chambres du Parlement, conformément à l’article 80 de la Constitution.
Le Plan, présenté par le Premier Ministre, M. Ahmed Ouyahia, explicite la démarche avec laquelle le gouvernement s’attellera à mettre en œuvre le Programme du Président dans tous ses volets, qu’il s’agisse des réformes, du développement économique, ou de la promotion du développement humain Il prévoit de parachever le programme quinquennal en cours de réalisation (2005-2009) et la mise en place d’un nouveau Plan d’Action quinquennal prévoyant des engagements de 250 milliards de dollars, dont 150 milliards de dollars de financements publics. La poursuite et l’approfondissement de ces programmes de développement, malgré la baisse des recette pétrolières, est motivée par la nécessité de rattraper les retards découlant de deux décennies de crise passée, de promouvoir de façon décisive le développement humain et économique, et de soutenir les investissements nationaux et étrangers pour bâtir une économie diversifiée et de qualité. Pour ce faire, le gouvernement entend rationaliser la gestion des ressources publiques dans cette conjoncture de baisse des revenus pétroliers, ce qui requière une lutte contre le gaspillage, la maîtrise de la dépense de fonctionnement et des coûts des réalisations publiques. A cet égard, il faut rappeler que la dette extérieure du pays s'établit actuellement à 4 milliards de dollars, les réserves de changes à 130 milliards de dollars, la dette publique interne à 700 milliards de dinars et le Fonds de régulation des recettes à 4.000 milliards de dinars à fin 2008. Le Nouveau Plan d’action quinquennal prévoit le mettre en œuvre les engagements pris par Abdelaziz Bouteflika le 12 février dernier lors de son allocution d’annonce de sa candidature à l’élection présidentielle du 9 avril prochain : Parachever les réformes visant à asseoir la bonne gouvernance dans le cadre de l'Etat de droit, finaliser les réformes nécessaires pour une économie de marché productive et compétitive et satisfaire les attentes de la nation dans le domaine du développement humain. Ce programme de développement doit également consolider le tissu des infrastructures de base du pays et promouvoir un investissement local productif et diversifié avec la participation des opérateurs nationaux et étrangers. Au titre des infrastructures de base, l'amélioration du réseau des infrastructures de transport comme une nécessité pour le développement économique et social du pays. Le réseau routier, qui a vu la réalisation durant la période 2004-2008 de près de 9.000 km de nouvelles voies, sera développé et verra son entretien s'améliorer. En outre, il est attendu la livraison additionnelle, durant le premier semestre 2009, de la 2ème rocade d'Alger de plus de 1.000 km de RN et de 132 km d'autoroutes. La réception du reste de l'autoroute étant prévue à la fin 2009.
Il sera également procédé à la préparation du lancement de la réalisation de la 3ème rocade de contournement d'Alger (Tipaza-Boumerdes), à la finalisation des études de la 4ème rocade Ain Defla-Bordj Bou-Arreridj, à la réalisation des études pour la construction de la rocade des Hauts Plateaux ainsi qu'à la progression de divers projets de voies rapides dans plusieurs wilayas. Il a été réalisé, par ailleurs, plus de 500 maisons cantonnières et procédé à l'installation de 15 parcs régionaux dotés de plus de 500 engins, dans le cadre de l'entretien et de la réhabilitation du réseau routier, dont plus de 42.000 km ont été concernées depuis le début de l'année 2004.
Les projets de réalisation de l'Institut supérieur de gestion des grands projets de travaux publics et du Centre national de contrôle de qualité ainsi que la préparation d'un contrat de concession de la gestion de l'autoroute Est-Ouest, concourent également à cette volonté d'améliorer l'entretien des infrastructures routières.
Le plan d'action relève les dispositions portant sur l'amélioration de la signalisation routière avec près de 90.000 panneaux installés, l'élimination des points dangereux, le renforcement des moyens de contrôles routiers, la reprise en main de la formation des conducteurs, l'aggravation de la sanction des infractions et un traitement judiciaire plus rapide des infractions au code de la route. Le transport maritime, où ont été effectuées 12 opérations de dragage au profit de ports commerciaux et où seront menées 20 opérations de réhabilitation, sera concerné, en 2009, par la poursuite de la mise en service du Centre de suivi des navires et installations portuaires par radio communication, ainsi que par le lancement des travaux de mise en place d'un système intégré de contrôle, de surveillance et de gestion de la sûreté et de la sécurité maritime et portuaire par image radar.
Il est également prévu, dans ce domaine, la modernisation des installations et la conclusion de partenariats avec des partenaires internationaux. Ainsi, après les partenariats déjà mis en place, pour le transport par conteneurs, au niveau des ports de Béjaia, d'Alger et de Djendjen, des discussions seront engagées pour les mêmes fins en ce qui concerne les ports d'Oran, d'Annaba et de Skikda. Le gouvernement encouragera aussi la relance du pavillon national de transport maritime de marchandises, dans le cadre d'une association avec un partenaire étranger d'excellence, selon ce plan d'action.
Dans le domaine du transport aérien où ont été déjà livrées 10 infrastructures aéroportuaires (Mascara, Annaba, Boussaada, Biskra, Bejaia, Tlemcen, El Goléa, In Guezzam, Saida, Bordj Badji Mokhtar), le gouvernement compte livrer 6 chantiers, avant le printemps prochain, au niveau des localités d'Oran, Tébessa, Mécheria, Tamanrasset et Adrar, alors que 9 autres projets seront dynamisés pour leur livraison dans le courant de l'année prochaine au niveau des localités de Béchar, In Aménas, Timimoun, Ouargla, Tindouf, Tiaret, Beni Abbès et Illizi.
L'année 2009 verra également l'achèvement de 8 aérogares et la réalisation d'autres chantiers pour des extensions d'infrastructures de passagers. En matière de sécurité de l'aviation civile, le plan d'action prévoit, et ce après la réception en 2003 du réseau radar couvrant tout le Nord du pays, le lancement d'un projet de modernisation de la couverture radar du trafic aérien dans l'ensemble du Sud du pays. La compagnie nationale Air Algérie, qui renforcera sa flotte, organisera, dès l'année prochaine, une amélioration substantielle de ses dessertes vers les chefs lieux des wilayas du Sud et des Hauts Plateaux. Considéré comme un segment stratégique, le transport ferroviaire, qui connaît une approche nouvelle portant sur une modernisation du réseau, a bénéficié d'un programme de réalisation de 1.541 km de nouvelles voies et la modernisation de près de 1.200 km de voies existantes. En septembre dernier, il a été achevé 649 km en réalisation et modernisation, 98 km en doublement de voies et 233 km en électrification de voies. Parallèlement à la poursuite de la réalisation de ce programme, il sera lancé la réalisation des voies reliant Relizane, Tiaret, Tissemssilt, ainsi que Tissemssilt, Boughzoul et Msila. Des études seront en outre lancées pour la réalisation, la modernisation, la finalisation ou la réouverture de multiples voies notamment de Boumedfaa à Hassi Messaoud, en passant par Ghardaia et Ouargla, la voie des Hauts Plateaux devant relier sans discontinuité Tebessa, Sidi Bel Abbes en pasant par Ain Mlila, Msila, Boughzoul, Tissemssilt, Tiaret et Saida, des liaisons reliant Mecheria et El bayadh, Guelma et Souk Ahras, Ain Beida et Khenchela, Bouira et Sour El Ghozlane, Biskra et El Oued, Hassi Mefsouk, Mostaganem et Relizane, Chlef et Tenès, Oued Aissi et Azazga, Aflou et Laghouat, Msila, Boussaada et Djelfa, ainsi que Ouled Mimoun et Sebdou. Ce programme de modernisation et d'extension du réseau ferroviaire s'accompagne, en outre, d'une grande opération d'acquisition de matériels pour la compagnie de transport ferroviaire, laquelle est déjà engagée pour 17 autorails, 30 locomotives diesels et 64 rames automotrices. Le plan d'action vise, en outre, l'amélioration davantage du transport des voyageurs dans les localités et dans les grandes agglomérations, à l'exemple du réseau de transport ferroviaire rapide de la région de la capitale (El Affroun- Thénia).
Le plan annonce également la mise en service, l'été prochain, de la voie Est du métro d'Alger pour lequel des études sont en cours pour son extension.
Outre les chantiers de tramway qui se poursuivront à Alger, Oran et Constantine, il est prévu des lancements d'appels d'offres pour la réalisation de projets de tramway pour les villes de Sétif, Annaba, Sidi bel Abbés, Ouargla, Batna et Mostaganem. Pour leur part, les villes de Tizi Ouzou, Tebessa, Tlemcen, et Msila Ont vu le démarrage de compagnies publiques de transports de voyageurs, en attendant la création en 2009 d'entreprises similaires dans 7 autres villes.
Le transport urbain de voyageurs se consolide par la réhabilitation en cours de 7 lignes téléphériques, dont 4 seront réceptionnées durant cette année et l'année prochaine, ainsi que la réalisation de 5 nouvelles lignes.
La mise en place d'un réseau dense de stations météorologiques couvrant l'ensemble du pays et l'acquisition d'un super calculateur, devront permettre d'informer avec plus de précisions sur les phénomènes météorologiques et leurs conséquences. Le gouvernement compte entreprendre également une série de dispositions en vue de renforcer la promotion des secteurs du logement et de l'alimentation en eau potable et en énergie.
Logements Pour le secteur du logement, le plan du gouvernement vise notamment à améliorer la gestion de l'urbanisme et du cadre du bâti, et développer la promotion immobilière. A la fin du mois de mars 2009, le total des réceptions de logements devra atteindre près de 900.000 unités tandis que les logements en cours seront de l'ordre de près de 400.000 unités et à la fin de l'année 2009, le gouvernement prévoit que le total des logements réceptionnés atteindra 1,1 million d'unités. Eau Potable Concernant l'alimentation en eau potable, le gouvernement s’engage à garantir la sécurité hydraulique du pays. Pour les barrages, 16 ont été déjà achevés depuis 2000 alors que 9 autres seront livrés avant la fin de l'année 2009, et 3autres ouvrages seront réceptionnés en 2010. La capacité de retenue des barrages passera ainsi de 2,2 milliards de m3 à 7,8 milliards de m3. Quant au dessalement de l'eau, douze (12) stations programmées devront produire un total de 2,3 millions m3/jour à la fin de l'année 2009. En parallèle, des études seront lancées pour la réalisation d'autres stations afin de sécuriser totalement la population des régions côtières, et pouvoir ainsi redéployer l'eau des barrages vers d'autres wilayas du nord du pays. Pour les transferts d'eau potable au sud du pays, le transfert de Ain Salah vers Tamanrasset (sur 750 kms) progresse conformément au programme tracé, et les études seront accélérées pour la réalisation de trois autres transferts de la nappe albienne au sud vers les wilayas de Djelfa, Medea, Tiaret, Biskra, Saida, M'sila et Batna, au niveau des Hauts Plateaux. Pour les forages, plus de 1.500 ont été réalisés, ce programme devant se poursuivre avec la même intensité. Les opérations effectuées ont permis de relever sensiblement les ratios de raccordement et d'alimentation de la population en matière d'eau potable. Emploi Au chapitre de l'emploi, le taux de chômage a été réduit de 29% en 1999 à 11,8 % en 2007, des données obtenues sur la base de calculs conformes aux normes du Bureau international du travail (BIT). A ce titre, l'une des priorités du gouvernement sera la création d'emplois par la mis en oeuvre du programme quinquennal de développement qui sera poursuivie avec intensité, ainsi que la dynamisation des secteurs d'activité productive. La relance de l'ensemble des dispositifs de micro crédits engagée, ainsi que la montée en cadence du dispositif d'aide à l'insertion professionnelle lancée en 2008, permettront d'augmenter encore davantage l'offre d'emplois, notamment pour les jeunes chômeurs et les diplômés. Le programme de 100 locaux par commune verra l'essentiel de ses réalisations livré durant l'année 2009. Spécial Sud du Pays Par ailleurs, le gouvernement a consacré une enveloppe financière de 900 milliards de DA au développement des régions du Sud qui avait déjà bénéficié de 750 milliards de DA dans le cadre d'un programme spécial décidé en Conseil des ministres en janvier 2006. En revanche, un Fonds spécial pour le développement du sud du pays a été créé en 1998 et qu'il bénéficie de 2% des revenus pétroliers. Investissements : Au plan des investissements, un nouvel organisme national chargé exclusivement de financement des investissements démarrera dans quelques semaines. Il constituera un autre outil de financement des projets d'investissements importants, et permettra d’éviter que la crise financière internationale ne constitue une entrave à la réalisation de grands projets, notamment ceux relevant du domaine de la pétrochimie, de l'électricité ainsi que des mines et dérivés qui nécessitent des crédits importants. Energie : Dans le secteur de l'énergie, le plan d'action souligne que ce secteur 'poursuivra ses efforts massifs d'investissements qui, par delà l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures, ont désormais entamé le domaine de la pétrochimie. Le gouvernement accompagnera la réalisation, dans le pôle d'Arzew, des projets déjà conclus (unité de vapocraquage de l'éthane, unité de méthanol, et de trois unités de production d'ammoniac et d'urée). Six autres projets en cours de discussion, à savoir la réalisation d'unités respectivement de craquage de fuel, de naphta et d'acide téréphtalique et PET à Skikda, d'une unité de propane et polypropylène à Arzew, d'une unité d'ammoniac et dérivés à Béni Saf ainsi qu'une raffinerie de brut à Tiaret. En parallèle, le secteur poursuivra le développement de nouvelles capacités de production d'électricité, y compris à travers de nouvelles approches telle que la centrale hybride (solaire-gaz) de Hassi R'mel et la ferme éolienne de Tindouf, le renforcement des infrastructures énergétiques à l'image de la dorsale gazière Est-Ouest dans les Hauts Plateaux et la promotion d'investissements destinés à la transformation des produits miniers. Culture : Au chapitre culturel, un programme d'ouverture de salles de lecture dans les cités et localités sera lancé prochainement en collaboration avec les collectivités locales. Les capacités d'impression publique du livre seront davantage mobilisées après que la législation eut été consolidée et que deux festivals du livre ont été institués en plus de 1.200 titres édités ou réédités à l'occasion de l'organisation en 2007 de la manifestation culturelle "Alger, capitale de la culture arabe". Un programme de réalisation de près de 1.200 bibliothèques et salles de lecture au bénéfice de toutes les communes qui en sont dépourvues sera lancé. Concernant le budget d'équipement alloué au secteur de la culture, le Plan d'action note qu'il est passé de 2 milliards DA en 1999 à près de 10 milliards DA par an depuis lors, soit une enveloppe de 90 milliards DA sur la période, alors que le budget de fonctionnement est passé de près de 2 milliards DA en 1999 à 15 milliards DA pour l'exercice 2009. Pour les infrastructures culturelles, les crédits alloués ont permis la réception de 133 bibliothèques alors que plus de 100 autres sont en cours de réalisation, 23 maisons de la culture (7 autres en cours de réalisation) et 72 centres culturels (24 autres sont en chantier). Dans le domaine du cinéma et du théâtre, le Plan d'action fait état de la production de 80 oeuvres cinématographiques en 2007. Il cite en outre la rénovation de 17 salles du réseau de la cinémathèque et annonce qu'une nouvelle opération de rénovation de salles communales sera bientôt entamée. Concernant le théâtre, la production a repris son élan avec notamment la réalisation de 47 pièces théâtrales en 2007, selon la même source. Evoquant la préservation et la restauration du patrimoine, le document affirme que ce domaine a fait l'objet de nombreux programmes ainsi que d'une amélioration de la protection légale des biens culturels. Dans ce sens, il prévoit la formation de compétences nationales à travers l'ouverture d'institutions spécialisées dans la recherche, la conservation et la restauration. L'Algérie a engagé par ailleurs la réalisation de la bibliothèque arabo-sud américaine issue de la coopération entre ces deux ensembles régionaux ainsi que du projet de centre arabe d'archéologie.
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