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Héritant, à son élection à la magistrature suprême en 1999, d’une situation extrêmement complexe, marquée par le déchirement du tissus social du fait du terrorisme et de l’insurrection, l’insécurité persistante, l’effondrement de l’économie nationale, et l’isolement international
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il était naturel que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, engage une œuvre de longue haleine sous triptyque : paix sociale, développement tous azimut et réappropriation d’une place honorable dans un monde en mutation profonde, qui charrie des périls d’une nouvelle nature. il était naturel que le Président de la République, Abdelaziz bouteflika, engage une œuvre de longue haleine . Une politique qui a comme soubassement le triptyque : paix sociale, développement tous azimut et réappropriation d’une place honorable dans un monde en mutation profonde, qui charrie des périls d’une nouvelle nature. Sitôt après la crise économique de la deuxième moitié des années 80, l’Algérie a sombré dans une tragédie que personne n’a vu venir mais qui a emporté dans son déferlement 200.000 Hommes et détruit des biens communs à hauteur 30 milliards de dollars. Les conséquences indirectes ne sont pas moins dramatiques, malgré la résistance héroïque du peuple contre la barbarie terroriste. Le tissu social s’est délité du fait du cycle de violence extrême, de l’intrusion brutale d’idéologies étrangères à nos traditions et de la paupérisation conséquente à la crise économique sévère et du délabrement des moyens de production et des infrastructures. La société violentée, défiante a émoussé la confiance de ses citoyens poussant à l’exil par dizaines de milliers ses meilleurs cadres, semant nihilisme, voire dans les cas extrêmes des reniements. L’Algérie s’est également retrouvée bien esseulée dans cette terrible épreuve. Les pays « amis » se détournaient d’elle quand ils n’attisaient pas le feu, d’autres encore réglaient des comptes historiques et projetaient d’obscurs desseins pour notre pays, pendant que les intellectuels bien pensants nous exhortaient à expérimenter la théorie du chaos, à la condition qu’elle de se déroulât loin de chez eux. Ce bref survol des conditions héritées en 1999, ne vise pas à accabler les hommes qui ont eu la charge de diriger le pays depuis l’indépendance ou incriminer le système de gouvernement qui a prévalu. Le droit d’inventaire reste à faire, mais en son temps. L’urgence était et est encore ailleurs. Abdelaziz Bouteflika, parfois à contre courant des tendances les plus visibles, n’a pas avancé à visage masqué, n’a jamais tu, bien avant son élection à la tête de l’Etat, sa conviction que toute solution de sortie de crise passe par la réconciliation nationale. La paix, arguait le Président Bouteflika, ne serait pas plus méritoire avec plus de deuils et de dévastations. Plutôt que de s’enliser dans d’inextricables polémiques sur les causes profondes de la tragédie, même si certaines manifestions de celles-ci sont plus ou bien appréhendées, Bouteflika a fait un choix résolu, inscrit dans la durée comme le commande l’ampleur de la tâche : remettre à l’honneur, d’abord et avant tout, les fondamentaux qui permettent d’unir et d’apaiser les cœurs et les âmes des membres d’une même famille, mais aussi qui fournissent les conditions objectives d’une vie digne à ses membres et leur créent les conditions d’un avenir à la hauteur de leurs sacrifices. Aussi fallait-il tout mettre en œuvre pour en finir avec la Discorde, réapprendre aux algériens qui ont en partage l’Algérie, qu’il n’y a pas de salut hors du Vivre Ensemble dans la paix, le respect et l’acceptation des différences. C’est à ce prix, que le Algériens pourront réinventer ensemble un nouveau Destin commun, celui d’une Algérie forte et Sereine. Qu’il faut savoir mériter. L’exercice le plus difficile en politique ne tient pas aux promesses électorales. Seules les réalisations qui restent approfondir, témoignent du respect des engagements pris devant la Nation et de la justesse d’une démarche qui ne sera totalement accomplie qu’avec l’adhésion de tous. Pour le bien être de chacun. |