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Le plan
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Le Président Bouteflika a engagé, dès l’été 2008, le gouvernement à achever son programme quinquennal (2005-2009) et au-delà, poser les jalons pour poursuivre la reconstruction du pays, sans préjuger des résultats de l’élection d’avril 2009.

A cet effet, et conformément à l’article 80 de la Constitution, un plan d’action gouvernemental a été présenté et adopté par le Parlement. Il expose la démarche de  mise en œuvre du programme de M. le Président de la République jusqu’à la fin de son mandat, échéance constitutionnelle de la mission de ce Gouvernement.

   Le Gouvernement s’est ainsi engagé à poursuivre la mise en œuvre fidèle de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale et s’attellera à approfondir le programme de réformes, du développement économique et de la promotion du développement humain.

Quoi faire ?
Les défis structurels du développement sont clairs :

 

  1. rattraper les retards découlant de deux décennies de crise passée ;
  2. faire face au besoin de développement humain du pays ;
  3. bâtir les infrastructures nécessaires au développement économique national ;
  4. promouvoir les investissements des opérateurs nationaux et étrangers pour l’avènement d’une économie diversifiée.

 

Avec quels atouts ?

Cette politique s’inscrit dans un contexte économique marqué par une croissance appréciable et un cadre macro-économique stabilisé.
Les revenus pétroliers, sont cependant, en diminution du fait de la baisse des cours mondiaux.
La gestion rationnelle des finances nationales mise en œuvre tout au long de ces dernières années a permis :

Une sécurité financière extérieure sur le moyen terme, assurée grâce aux revenus tirés des hydrocarbures et aux choix stratégiques nationaux opérés dans le domaine financier.

Le remboursement anticipé, par l’Etat et des entreprises publiques, de la quasi-totalité de la dette extérieure qui est ainsi passée de plus de 28 milliards de dollars en 1999 à  4 milliards de dollars actuellement (la dette publique est inférieure à 500 millions de dollars). Depuis 2005, le recours à l’endettement extérieur a été arrêté y compris pour les entreprises, accordant ainsi la préférence à l’utilisation des ressources nationales.

Les réserves de change sont, quant à elles, passées de 4,4 milliards de dollars en 1999 à plus de 130 milliards de dollars actuellement. Elles sont le fait des prix élevés des hydrocarbures durant ces dernières années, mais aussi d’un placement prudent de ces avoirs, d’une politique de change rationnelle, ainsi que des nouvelles taxes fiscales sur les bénéfices des compagnies pétrolières étrangères exerçant en Algérie, introduites dans la loi en 2006.

Mais encore…
 Le Trésor Public dispose de son coté d’une marge de sécurité
- La dépense publique a été soutenue tout au long de cette décennie, mais elle a d’abord été orientée vers l’investissement dont le volume a été maintenu à plus de 20% du PIB durant toute cette période, cette moyenne dépassant même les 25% depuis l’année dernière.

- La dette publique interne a fait l’objet de remboursements volontaristes. Elle a déjà été ramenée de 1.800 milliards DA à près de 700 milliards DA en Juin dernier. Ce faisant, l’Etat s’est aménagé pour l’avenir, une possibilité de mobilisation de ressources par le Trésor sur le marché financier local qui enregistre une importante surliquidité au niveau des banques.

- Par ailleurs, un fonds de régulation des recettes de fiscalité pétrolière a été créé en 2000, pour un usage rationnel des recettes fiscales tirées des hydrocarbures. Ce fonds achèvera l’année 2008 avec des avoirs totalisant 4.000 milliards DA, ce qui constitue une sécurité financière pour la poursuite de l’effort national de développement.

Et l’avenir (après 2009) ?                                                          
Experts et Hommes politiques de différents bords s’accordent à reconnaître la nécessité de poursuivre la mobilisation forte des ressources publiques pour la construction nationale, même s’il peut y avoir débat sur la durée de la transition.

Au cours de réunions restreintes durant le mois de septembre dernier, le Président Bouteflika a instruit le gouvernement de poursuivre ces efforts et jeter les bases de leur continuation, sans préjuger des résultats de l’élection présidentielle.
 
Se conformant à ces orientations, le Gouvernement estime que, pour les cinq prochaines années, un programme de développement devrait s’atteler à :

  • Parachever l’établissement de la bonne gouvernance dans le cadre de l’Etat de droit ;
  • Finaliser les réformes nécessaires pour une économie de marché productive et compétitive ;
  • Satisfaire les attentes de la Nation dans le domaine du développement humain ;
  • Consolider encore davantage le tissu des infrastructures de base du pays ;
  • Réunir davantage de moyens pour la promotion de l’investissement productif local diversifié, avec la participation des opérateurs nationaux et la contribution des investisseurs étrangers.

Dans le même temps :

  • Combattre le gaspillage ;
  • Maîtriser la dépense de fonctionnement et le train de vie de l’Etat ;
  • Eviter  les surcoûts et les réévaluations récurrentes ;
  • Lutter contre la corruption ;
  • Combattre les multiples formes de fraudes économiques ;
  • Rationaliser le flux des importations en hausse excessive ;
  • Poursuivre la promotion des investissements étrangers en ayant en même temps le souci de préserver l’avenir de la balance des paiements du pays.