Lors de son élection en 1999, Abdelaziz Bouteflika avait hérité d’une situation extrêmement complexe. En effet, à cette époque, l’Algérie était marquée par le déchirement du tissu social du fait du terrorisme et de l’insurrection, d’une insécurité persistante, de l’affaiblissement de l’économie nationale et de l’isolement international.
Signe des temps, celui d’une Algérie qui se remet d’une longue peine et qui renoue progressivement avec la sérénité et l’espérance, M. Abdelaziz Bouteflika entend, s’il venait à être réélu, consacrer son prochain mandat à la consolidation de l’œuvre de redressement national afin de garantir aux générations futures un développement et un bien-être à l’abri des aléas de la conjoncture pétrolière.
Le président Abdelaziz Bouteflika n’a jamais fait mystère de sa volonté de faire de la réconciliation nationale et la paix sociale, une condition incontournable du redressement du pays. Ces premiers efforts, soutenus par un large consensus de l’opinion nationale et de la classe politique, conjugués à la lutte implacable livrée par l’ANP sur le terrain, ont permis, de restaurer très largement la sécurité. L'Algérie a aussi fait face à un défi encore plus audacieux et créer les conditions du « vivre ensemble », de la réconciliation nationale, de la réconciliation entre ses enfants, de la réconciliation des Algériens avec leur patrie. Les dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale ont déjà connu une très large mise en œuvre, rétablissant la concorde dans les cœurs et écartant tout risque d'exclusion des familles éplorées par la tragédie nationale. (Au dernier bilan, six mille armes ont été déposées depuis la promulgation de cette loi, et les groupes terroristes réputés irréductibles, sous les coups de boutoir de l’ANP et des réditions, traverse un état de déliquescence avancée ces derniers mois).
Le président Bouteflika s’est également attelé à rompre l’isolement de l'Algérie qui était l'objet d'un embargo qui ne disait pas son nom, sur la scène internationale. C'est ainsi que l'Algérie est redevenue dans le monde arabe un acteur engagé, écouté et consulté qui assume la totalité de ses devoirs, animé d'abord du souci de voir les droits de la nation arabe restaurés sur le terrain et de voir les rangs arabes surmonter les vicissitudes de mésententes et des divisions. Cette mission, l'Algérie la remplit avec la même conviction et la même volonté dans le cadre de la Oumma islamique. Tout le monde reconnaît le rôle prééminent de l'Algérie sur la scène africaine et sa solidarité active avec l'ensemble des pays africains. Elle joue un rôle dynamique au service du sursaut de notre continent, à travers l'Union africaine et dans le cadre du NEPAD. Nous sommes liés à l'Europe par un Traité d'association qui définit nos relations avec ce continent et a permis le développement dans tous les domaines de notre coopération. Cette relation s'est élargie à l'Union pour la Méditerranée dans laquelle nous continuerons à nous investir, sans remettre en cause nos principes et nos engagements, notamment pour la consécration des droits légitimes du peuple palestinien. Avec le reste du monde, l'Algérie œuvre à promouvoir ses droits économiques, et elle poursuit ses négociations en vue de son adhésion à l'Organisation mondiale du commerce, dans des conditions favorables à notre développement national. Enfin, l'Algérie est un acteur dynamique dans tous les débats qui engagent l'ensemble de la communauté internationale et participe aux discussions se rapportant à une réforme souhaitée par tous du système des Nations unies.
Parallèlement, notre pays a connu un vaste mouvement de reconstruction de notre pays et la consolidation des fondations et le fonctionnement de notre Etat. Pas moins de 250 milliards de dollars ont été investis, dont près de 160 milliards de dollars d'investissements publics dans divers secteurs, et notamment pour la satisfaction des besoins socioéconomique de la population. Au plan économique, un programme public imposant de développement a été lancé, soutenu par l'investissement des entrepreneurs nationaux et étrangers. Il a garanti à notre pays, tout au long de la décennie, une croissance moyenne hors hydrocarbures de 5% environ, avec des pointes de plus de 6% ces deux dernières années. Ainsi, près de 120.000 nouvelles PME ont vu le jour durant les cinq dernières années. Cet effort de reconstruction nationale s'est accompagné d'un souci constant de libérer notre pays de la dépendance financière envers l'étranger, et d'assainir en même temps les finances publiques. L'endettement extérieur du pays a été ainsi ramené de plus de 29 milliards de dollars en 1999 à moins de 5 milliards de dollars actuellement, alors que la dette extérieure publique est inférieure à 500 millions de dollars. Parallèlement, nous avons pu accumuler des réserves de change qui totalisent aujourd'hui plus de 140 milliards de dollars et qui nous permettent de faire face à la crise économique internationale, avec prudence certes, mais aussi sans crainte pour la poursuite de nos efforts de développement. Nous avons toujours cherché à garantir la stabilité des capacités du budget public, ce qui se reflète aujourd'hui par une épargne de l'Etat de plus de 4.000 milliards de dinars dans le Fonds de régulation des recettes, alors que la dette publique intérieure a été ramenée de près de 1.800 milliards de dinars à près de 700 milliards de dinars aujourd’hui. Le taux de chômage qui culminait à près de 30% en 1999, a été divisé par trois durant les dix dernières années puisqu'il a été ramené à moins de 12%. De janvier 1999 à décembre dernier, notre pays a vu le recrutement de près de 3 millions et demi de personnes dans les administrations, les différents secteurs économiques y compris agricole, et les multiples chantiers ouverts à travers le pays. A cela, il y a lieu d'ajouter durant la même décennie, plus de 2 millions et demi d'emplois équivalents créés par les divers dispositifs de lutte contre le chômage.
- Livraison et réalisation de plus d’un million et demi de logements dont près de 850.000 depuis janvier 2004. 500.000 autres sont en actuellement en chantier. Le taux d’occupation est passé de 5.79 personnes à 5 par logement. 10 millions de personnes logées. Près de 30% de la population. - Réalisation de 4.000 écoles primaires, 2000 collèges et plus de 550 lycées. Ce à quoi s’ajoutent les efforts en matière de transport et de restauration scolaires. - L’ouverture de 260 nouveaux établissements de formation professionnelle - La réalisation de 600.000 places pédagogiques et près de 300.000 places d’hébergement au profit de l’université qui dépasse désormais un million d’étudiants. - L’enseignement supérieur s’est enrichi de 191 établissements universitaires promus en nouvelles universités. - La mise en service de multiples infrastructures de santé publique parmi les quelles 33 hôpitaux et plus de 100 polycliniques. - Le raccordement de près d’un 1,1 foyers au gaz naturel alors que plus de 350 nouveau foyers ruraux ont été raccordés au réseaux d’électricité, en rappelant que le taux national d’électrification des habitations a atteint désormais 98%. - La nette amélioration de l’approvisionnement en eau potable grâce à de nombreuses réalisations parmi lesquelles la livraison de 39 nouveaux barrages en même temps que le démarrage effectif du programme de dessalement d’eau de mer. - Le linéaire des routes ayant fait l’objet de travaux ou de nouvelle création est de 30.000 km, avec 1522 ouvrages d’art ; l’autoroute Est-Ouest en chantier 1216 km. - Les voies de chemin de fer connaissant une profonde modernisation et on vu la réalisation de 1511 km de lignes nouvelles - De nouvelles constructions, extension ou renforcement de pistes 53 infrastructures aéroportuaires. - Les opérations de réalisation, aménagement, dragage et protection ont concerné 97 infrastructures portuaires, dont la réalisation de 11 nouveaux ports de ports de pêche.
Les conditions pratiques de l’exercice partisan sont désormais codifiées par la loi, mais ne règlent pas, pour autant, toutes les questions du Devenir de ce pays. Sous d’autres cieux, il a fallu des siècles et des siècles d’évolution, de révolutions, de drames et de compromis pour apaiser la relation entre le temporel et l’intemporel, parvenir à une coexistence pacifique de groupes sociaux différents dans un équilibre instable, mais protégé autant par la société que par l’Etat. Notre Nation, aussi, avec ses valeurs authentiques, sa profondeur historique, ses codes, ses repères, ses influences diverses et enrichissantes à maints égards, et ses aspirations légitimes est appelée à s’engager dans cette quête avec son génie propre. Elle est appelée à conquérir et protéger ses espaces de libertés à oser un compromis historique pour ne pas se figer dans les archaïsmes et ou se complaire dans des chimères. De même que le rôle des institutions élues et constitutionnelles, comme l’expression la plus diverse, la plus fondamentale de la société politique et de la société civile, ne peut être un vœu pieux. Pas plus que la pratique politique ne doit confiner à une parodie donnant l’illusion de la démocratie telle qu’elle est vécue dans les pays les plus avancés, mais qui élude l’essentiel, la finalité ; à savoir le service du citoyen, des intérêts supérieurs de l’Etat et la Nation.
La réunion de ces conditions sociales et politiques, si elles assurent l’épanouissement de l’individu, ne constitue pas pour autant une fin en soi. L’Algérien de demain, libéré de ces contingences matérielles, vivant en harmonie avec les siens, réconcilié avec son pays et en phase avec ses valeurs authentiques sera à même de rebâtir un pays à la mesure de ses aspirations et rattraper son retard par rapport au reste du monde qui avance. Il est vital pour nous de valoriser au mieux nos moyens et nos atouts pour résorber nos déficits sociaux mais aussi pour construire une économie diversifiée, source de revenus additionnels à ceux des hydrocarbures. L’effort encore plus intense de développement économique et social qui se poursuivra, ces prochaines années. Pour la première fois depuis notre indépendance, l'Algérie peut aspirer à maintenir son élan de développement en dépit d'une crise économique mondiale sérieuse que nous ne pouvons ignorer. Bouteflika n’a pas hésité à renouveler ses engagements audacieux, mais à portée d’efforts. Ils concernent, au premier rang de ses priorités, le bien être et la dignité de se concitoyens : Orienter l’immense effort de développement vers la satisfaction des besoins sociaux, En finir avec la crise de logement, créer des emplois au plus grand nombre, doter la jeunesse de l’arme fatale du 21ème siècle ; le Savoir, élever la performance économique dans un contexte de mondialisation. La gageure de faire reculer ou même éradiquer la crise du logement tout élargissant la perspective de faire accéder les citoyens à la propriété de leur propre demeure, est dans cet esprit la première priorité perçue sous le double aspect de moteur économique et de satisfaction d’un besoin absolument primordial.
Le deuxième défi vise à créer 3 millions d’emplois au cours des cinq prochaines années grâce aux programmes d'investissement publics, à la promotion de l'investissement économique dans tous les domaines, ainsi qu'aux dispositifs publics d'aide à l'emploi. Le troisième palier prévoit de poursuivre l’effort le rythme de la construction d'écoles, de centres de formation professionnels et d'universités, tout en poursuivant la mise en application de la réforme et la modernisation de notre système national d'enseignement ainsi que la promotion de la recherche scientifique. Bien entendu cette aspiration au bien-être ne peut s’accommoder d’insoutenables poches de pauvreté, ni des conditions dégradées de la santé publique. Abdelaziz Bouteflika assure que l’effort exceptionnel dans le domaine de la santé publique par l'ouverture de nouveaux hôpitaux et autres infrastructures de santé (près de 20 milliards de dollars d’investissement ans les années à venir) sera maintenu, mais aussi il restera au service ce des citoyens et d'abord des plus démunis. Tout comme la politique nationale de justice sociale et de solidarité nationale, tout en veillant à lutter contre les gaspillages, et à l'orienter davantage vers ses destinataires légitimes. La campagne électorale qui débutera dans les tous prochains jours, fournira l’occasion au Candidat Bouteflika, de préciser sa vision de l’Algérie Nouvelle qu’il nous convie à bâtir ensemble, aux conditions et aux objectifs que seul un large consensus national pourra porter, au-delà des capacités des dirigeants et des institutions.
Signe des temps, celui d’une Algérie qui se remet d’une longue peine et qui renoue progressivement avec la sérénité , l’espoir, M Abdelaziz Bouteflika entend, s’il venait à être réélu, inaugurer lors de son prochain mandat une ère de consolidation de l’œuvre de redressement national qui garantisse aux générations futures un développement et un bien être durables.